Abdelhak Goradia, « liquidé » par la Police française sera enterré à Oran la semaine prochaine: Les non-dits de la presse et des officiels sur un ancien émir du « GIA »
By ghalem bouha On 12 sept, 2014 At 05:56 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

gora

  • Par ZIAD Salah emir

 

Décidément le nom de Goradia Abdelhak est intimement lié aux drames. Celui de sa mort en premier lieu, dans des conditions qu’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi. Ravi à la vie à l’âge de 51 ans, une vie marquée par la violence. Le drame que cette mort a causé à sa famille éparpillée entre la France, l’Espagne et Oran.

 

Depuis son décès, ou sa « liquidation » pour certains, survenue le 21 Août dernier, la famille n’a pas, encore, récupéré sa dépouille pour l’ensevelir. Selon les dires de ses proches, on s’attend à l’arrivée du cercueil au courant de cette semaine.

 

Cette famille risque d’être projetée au devant de la scène et du coup voir ses blessures rouvertes à nouveau. Parce que la trajectoire d’ vu son père, à cause des zizanies parentales.

Tous ses drames et surtout leurs causes premières ont été écartés, à dessein ou par méconnaissance, par la presse française, notamment, qui s’est concentrée uniquement sur la possible bavure policière.

Il a été présenté comme un ancien taulard qui a refusé d’être expulsé après avoir purgé sa peine. Et son refus a obligé ses anges gardiens, devant le conduire vers l’aéroport pour y être expulsé,  à forcer, un peu, de l’usage de la force. Le forcené, connu pour être un grand sportif, aurait « succombé » à une crise cardiaque suite à cette maltraitance.

Cette thèse est déjà battue en brèche puisque le tribunal de Bobigny a ordonné l’ouverture d’une enquête et a rejeté la première autopsie. Selon les propos de son frère, jusqu’à Mardi dernier, ni sa famille ni son avocat n’ont pu prendre connaissance de nouveau rapport d’autopsie.

Parce qu’Abdelhak n’est pas une victime quelconque, le ministère des Affaires étrangères algérien s’est emparé de l’affaire et a réclamé que toute la lumière soit faite sur sa mort plus que suspecte.

En effet, ce qu’on évite de déterrer, pour des raisons d’État à coup sûr, c’est qu’Abdelhak a activé, durant la première moitié des années 90, dans un groupe terroriste à Oran. Et même là, il n’était pas un quelconque terroriste, puisqu’il a réussi à partir en France et livrer son témoignage à un journaliste du magazine Paris Match. S’en est suivi un livre publié par Grasset : «Confession d’un Émir du GIA». Le journaliste est Patrick Forestier.

Nous sommes en plein droit de penser que ce détail a été « omis » volontairement. Parce que celui qui s’est livré à un journaliste ne peut pas échapper aux services de renseignement français. En bonne logique, la France, qui s’estimait menacée par les GIA, ne pouvait pas laisser passer pareille occasion pour en savoir d’avantage sur ce groupe.

Comment les relations entre Abdelhak et les renseignements français ont évolué ? Nous avons juste un faisceau de présomptions qu’il a collaboré avec eux. Selon les dires

de ses proches, il évoluait librement dans l’ séjour dans ce pays.

Au contraire, quand il avait un problème avec la « flicaille » il prenait contact avec ses «protecteurs». Rappelons qu’il a versé dans «le milieu» en France, selon des témoignages de sa famille et des comptes rendus de la presse.

Comment, dans ce cas, expliquer sa «liquidation» ? Est-il devenu trop encombrant ?

Ses proches affirment que son nom ne figurait pas sur la liste des candidats à l’expulsion. Ajoutons, selon les témoignages recueillis par sa famille sur place, que les treize personnes expulsables, qui étaient avec lui et ont été témoins directs de la « liquidation » dans le centre de transfert, ont été promptement libérés et se sont volatilisées dans la nature.

Le téléphone de l’un d’eux, qui était en contact avec sa famille à Oran, ne répond plus. L’idée de la liquidation physique, à cause de ses « accointances » avec les services de renseignement français, commence à faire son chemin chez ses proches et certains milieux à Oran.

En ce sens, un parent à lui ira jusqu’à laisser entendre « qu’il a été sollicité pour infiltrer les milieux des jihadistes’ qui reviennent de Syrie et d’Irak.

A-t-il décliné l’offre ?

Reconnaissons que nous sommes en pleine supputations. Mais feu Abdelhak Goradia, avant  de rejoindre la France a évolué dans un groupe terroriste à Oran aux débuts des années 90. Ce qui n’a pas échappé aux renseignements français. Comment a-t-il pu rejoindre ce pays, alors qu’à l’époque on refusait l’octroi des visas à des universitaires menus de lettre d’accueil délivrées par des établissements scientifiques ?

Une fois ce type de questions élucidées, on pourra envisager la levée des zones d’ombre concernant sa mort suspecte.

Lire l’article à la source :Le Journal de l’Oranais

http://www.oranais.com/actualites/abdelhak-goradia-liquide-par-la-police-francaise-sera-enterre-a-oran-la-semaine-prochaine-les-non-dits-de-la-presse-et-des-officiels-sur-un-ancien-emir-du-gia.htm

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