Journalistes à Oran, entre merlans et sardines
By ghalem bouha On 31 mar, 2015 At 06:13 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

sard

Par Said BOUDOR

J’ai été vraiment étonné tôt ce matin, juste après un petit repos suite à mon dernier voyage à Tunis dans le cadre du FSM (Forum Social Mondial), alors que je me dirigeais pour assurer la couverture de la visite du ministre de la pèche M. Ahmed FEROUKHI à Oran de la présence d’un grand nombre de journalistes mécontents en raison de leur interdiction d’embarquer dans le bateau école en compagnie de la délégation officielle qui se dirigeait vers Kristel et Arzew sur une distance d’environ 60 km.

C’est le chargé de communication du ministère de la pèche qui a interdit aux journalistes locaux de monter à bord du bateau ministériel pour assurer la couverture de l’évènement mis à part la presse maison (ENTV et l’APS) et quelques heureux rescapés de la presse privée.

Face à la colère montante des journalistes, les services de la Wilaya d’Oran ont intervenu pour régler la question du transport de ces travailleurs de l’information (journalistes) qui quémandent pour assurer leur mission d’information.

En fin de compte et après moult tergiversations, il fut accordé un chalutier à ces reporters qui n’étaient pas les bienvenus pour accompagner son excellence Monsieur Le Ministre.

Mais, à la vue de cette embarcation qui n’était pas nettoyée et qui dégageait fortement l’odeur de la sardine pourrie et devant la saleté des eaux usées, les journalistes dont la majorité est féminine, les journalistes refusèrent de monter et entrèrent dans une colère noire.

Ensuite, après, un mouvement de protestation, l’ensemble des journalistes se dirigèrent vers la wilaya pour exprimer leur ras-le-bol.

Ils furent reçus par le chef de cabinet qui se désola de la situation en expliquant que le problème relevait du ministère et non de la wilaya.

Comme au temps de la France coloniale qui avait institué deux collèges, entre français et indigènes, le Ministre actuel de la pèche sépare les journalistes merlans et les journalistes sardines.

Tout, comme les citoyens, les journalistes doivent aussi se battre pour leurs droits d’informer et leur dignité.

About -

comment closed