ASMO, ORAN : Danger de détournement d’un patrimoine historique et public
By admin On 19 mai, 2015 At 01:44 | Categorized As Actualités, Alert Corruption, Infos_show, Sport | With 0 Comments

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Le tout Oran, ne parle en ce moment que de la mise en vente du fameux local de l’ASMO, sis, boulevard de la Soummam Oran,  par le même club érigé en forme de société par actions.

BD

Pour rappel, cette belle bâtisse portant le nom du « cercle du militant » écrit en lettres d’or en haut sur la façade a été héritée par le club de MADINA DJADIDA après l’indépendance pour servir de siège et de local sportif et culturel car situé dans la meilleure artère d’Oran, le boulevard haussmannien, ex GALIENNI.

CINTRA

Ayant squatté un autre local situé au plateau St Michel, place Aissat Idir appartenant en réalité à l’USMO, l’ASMO s’y est  accommodé car proche du mythique quartier de la ville nouvelle,  n’a pratiquement jamais occupé celui du centre-ville.

garage

Au fil des années, le local en question sombrait dans la désuétude et l’oubli. Entre-temps, l’immeuble  fut amputé de son rez-de-chaussée pour servir de garage au profit d’un ancien moudjahid néanmoins nouveau prédateur et de son légendaire café-bar « Le coq d’or » au profit de l’ex président de l’ASMO « Dadi ».

 coq d'or

En 2010, lors du passage au professionnalisme, l’ASMO, CSA (Club sportif amateur) étant désargenté apporta sa part de capital par l’apport de son siège en tant qu’apports en nature. Du coup et logiquement, l’immeuble appartient aujourd’hui à l’ASMO SPA et non pas à l’ASMO CSA.

Prétextant un manque de trésorerie, les dirigeants de l’ASMO, à savoir Mohamed ELMORRO et Marouane BAGHOR ont mis en vente le patrimoine du club, tel que rapporté par le journal EL WATAN et la presse nationale sportive.

Est-une raison de de céder un immeuble ayant une  valeur symbolique inestimable pour renflouer la caisse du club pour enfin de compte payer des joueurs et des dirigeants qui cette saison frôle la relégation ?

Que cache, en réalité cette tentative de cession de cette bâtisse ? Y aura-t-il une transparence dans l’évaluation de ce patrimoine d’une part et procèdera-t-on à une vente aux enchères pour obtenir le meilleur prix ?

Comment éviter les dessous de table que peuvent encaisser les dirigeants à l’insu des actionnaires de la SPA et des membres de la CSA ?

Contactés par nos soins, des actionnaires du club SPA déclarent ignorer totalement cette mystérieuse décision et pour le moins incongrue !

En outre, il disent que cela fait des années qu’ils n’ont pas reçu de convocations pour les tenues des assemblées générales ordinaires et extraordinaires tout en se demandant sur la destination de toutes les sommes versées aux dirigeants du club et qui devaient servir à l’augmentation du capital ?

Et, que dire de la transformation du local de la place AISSAT Idir, en une pizzeria ? Quel est le statut juridique de ce commerce ? A qui appartient-t-il et quelle est la destination des bénéfices engendrés ?

Autant de questions auxquelles le conseil d’administration du club SPA et le bureau du CSA doivent y répondre.

Par ailleurs, les autorités de la ville qui régulièrement versent de l’argent à l’ASMO à titre de subventions et d’aides doivent elles aussi vouloir comprendre ce bradage du patrimoine historique de la ville d’Oran.

CHAFI Bendhiba

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