Elle a appelé à une large mobilisation. La CGATA dénonce la dilapidation des fonds des travailleurs.
By admin On 30 août, 2015 At 08:05 | Categorized As Actualités, Communiqués, Infos_show, Luttes sociales, Politique | With 0 Comments

COMMUNIQUE

Les travailleurs en Algérie en proie à la mauvaise gestion et la corruption rampante.

CGATA

La situation financière en Algérie fondée sur la rente pétrolière est assez critique non seulement en raison de l’effondrement du prix du pétrole mais surtout majorée par la corruption, la dilapidation des biens, et la mauvaise gestion pendant une longue période. Comment un pays qui a obtenu 850 milliards $ en 10 ans peut t il revenir à la dette extérieure car la mauvaise gouvernance et la corruption rampante pratiquée à haute échelle n’a permis ni l’engrangement ni la thésaurisation d’argent pour assurer une marge de sécurité financière. En imposant une politique d’austérité dirigée contre les travailleurs par la modification de l’article 87bis menée à battant tambours et tant acclamée par les syndicats de contrefaçon s’est avérée finalement un gros mensonge et une supercherie pour piéger les salariés.

En effet il ne s’agit que d’une malheureuse augmentation de 3500 dinars pour les travailleurs classés dans la catégorie 1 et de l’augmentation de 800 da pour ceux classés dans la catégorie10.
Ce n’est certainement ni l’annulation, ni le maintien de l’article 87bis qui vont renflouer les caisses de l’état vidées par la malversation, la corruption rampante, et la mauvaise gestion des deniers publics.
Il est aberrant et inacceptable que seuls les salariés payent leurs fiscalités de façon systématique et directement et continuent à payer le prix d’une austérité imposée par un pouvoir antisocial et autoritaire.
Comparés aux investisseurs, propriétaires fonciers et commerçants, un travailleur qui perçoit un salaire mensuel de 50.000DA verse chaque mois 10.000 DA d’impôts.

La chute du prix du pétrole conjuguée à la dégradation du pouvoir d’achat des salariés, plonge jour après jour les travailleurs algériens dans la précarité dont le devenir est intimement lié à leur travail, seule ressource vitale.
Paradoxalement, le salarié algérien tout en payant ses impôts il devient le maillon vulnérable dans la société car il ne peut accéder aux soins de santé de qualité ni l’accès au logement, ni à l’éducation de qualité pour ses enfants.
L’annulation de la retraite anticipée est une mesure pernicieuse et antisociale décidée contre les travailleurs et qui ne règle nullement le problème de la caisse des retraites détournées par ceux qui ont transféré les fonds de cotisations des salariés des banques publiques vers El Khalifa Bank ; sachant que ces milliards auraient suffit à couvrir tous les besoins des retraités que se soit dans la forme complète ou proportionnelle .

Ceux qui ont décidé cette nouvelle mesure veulent certainement couvrir une deuxième fois les faits reconnus par leurs protégés devant les juges lors des procès des scandales d’El Khalifa et compagnie.
En conclusion face à cette politique de colmatage qui en réalité n’est qu’une fuite en avant d’un système qui entretien l’impunité, génère et légalise la corruption et l’impunité, seule la sensibilisation des travailleurs en proie aux prédateurs, menée par des syndicats authentiques, représentatifs capables de construire un contre pouvoir garant du changement démocratique.

Il est à préciser que la confédération générale autonome des travailleurs en Algérie est composé de syndicats autonomes de la fonction publique et du secteur économique qui sont : le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) , le syndicat des enseignant du supérieur solidaires – (SESS) , le syndicats autonome des travailleurs des transport (SAATT), le syndicat national des postiers SNAP), et le syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz-Sonelgaz (SNATEGS)

                                                                                        Le président
                                                                                        Rachid Malaoui

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