KAMEL-EDDINE FEKHAR DOIT ETRE SAUVE ET LIBERE
By admin On 10 avr, 2017 At 01:17 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

Victime d’un arbitraire sans nom,  Kamel-Eddine Fekhar croupit en prison. Il est à son quatre-vingt-dixième jour de grève de la faim. Le régime algérien, décidé à lui faire porter la responsabilité des « événements de Ghardaia » veut clairement en faire un exemple. En le faisant mourir en détention, l’autocratie d’Alger veut envoyer à la société, à ses forces démocratiques et républicaines, aux militantes et aux militants pacifiques, un message arrogant, d’intimidation et de menace.

 

KAMAL

Sans être nouvelle, l’attitude n’en est pas moins incriminable et condamnable. Il y a quelques mois, Mohammed Talmat a trouvé la mort en prison. Durant ces quelques dernières années, des détenus mozabites sont morts en prison dans des conditions jamais élucidées. Dans un passé plus lointain, l’assassinat politique figurait en bonne place dans la panoplie répressive du régime. La liste des opposants liquidés est longue : Khider, Krim, Mecili et tant d’autres opposants connus ou anonymes. Les vieux démons semblent avoir resurgi pour reprendre du service.

L’illusion démocratique entretenue à profusion de quoteparts de rente pour ce qui est des soutiens domestiques et de larges parts de marché pour ce qui concerne les cautions internationales (à commencer par la France) ne peut plus faire illusion. Comme tout régime patrimonial, celui d’Alger, se considère comme fondé à disposer, comme bon lui semblent des biens et des personnes dans un état qui est sa chose.

Soulignons la totale responsabilité des autorités algériennes dans le sort fatal que Kamel-Eddine Fekhar risque de connaitre d’un moment à l’autre.

• Relevons la dérive injustifiable et déshonorante des organisations et partis démocrates devant le combat d’un homme accablé par l’arbitraire.

Lançons un cri de cœur et de raison pour la libération de Kamel-Eddine Fekhar , des détenus du M’Zab et de tous les détenus politiques , d’opinion et confession victimes de l’arbitraire, ainsi que pour la cessation des intimidations et entraves à l’exercice des droits et libertés concédés dans les textes de référence du régime.

La responsabilité du Président, du 1er ministre A. Sellal, des principaux ministres de son gouvernement, des hommes clés de la chefferie de l’État et des organismes sécuritaires est pleinement engagée quant au sort de Kamel-Eddine Fekhar et de ses camarades. Ils en sont comptables au moins devant l’Histoire, implacable tribunal de la justice des peuples.

Lire l’article à la source :

http://www.fekhar.net/index.html

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