Mohamed AISSA : De l’Islam de Cordoue à l’extrémisme de Kandahar
By admin On 26 avr, 2017 At 05:06 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

Ou comment, le système transforme des ministres technocrates en autocrates ?

mohamed

Le cas le plus illustratif est celui de Mohamed AISSA, ministre des affaires religieuses qui au début de sa prise de fonction avait déclaré que sa référence était l’Islam de Cordoue avec tout ce que ça comporte comme renvois à la civilisation, la culture, le savoir  et la tolérance.

Les algériens « progressistes » avaient cru trouvé en sa personne enfin un ministre éclairé qui allait dépoussiérer cet Islam archaïque, extrémiste et salafiste.

Après une période d’adaptation  silencieuse, on découvre subitement  un ministre des plus répressifs et des plus intolérants en matière de liberté de culte qui pourtant est garantie par la constitution ?

De mémoire d’algériens, on n’avait jamais assisté à une telle campagne comme la mène actuellement le ministre Mohamed AISSA contre un courant ou une secte religieuse comme EL AHMADYA mis à part la  chasse aux sorcières qu’avait mené feu Boumediene contre la zaouïa El Alaouia de Mostaganem dans les années 70 quand il démantela toutes ses structures et emprisonna son Cheikh.

Les démocrates ont très vite déchanté en constatant la guerre déchaînée contre les Ahmadites : Démantèlement des associations, harcèlement policier et emprisonnement des fidèles.

Il parait que le ministre s’est appuyé sur une fetwa prononcée par le conseil du fikh algérien de Laghouat. Allez y savoir pourquoi Laghouat et quel pouvoir a-t-il ce fameux conseil ?

Ainsi en interdisant ce courant religieux, l’Algérie vient de rejoindre trois pays intolérants comme l’Afghanistan, le Pakistan et l’Arabie Saoudite. Sinon, la Ahmadya existe dans tous les pays du monde.

Mohamed AISSA a-t-il été instruit par des parties pour opérer ce virage ou de lui-même a-t-il décidé de se métamorphoser en tribunal inquisiteur ?

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