Cacophonie, débandade et débâcle gouvernementale
By admin On 18 mai, 2017 At 07:10 | Categorized As Editorial | With 0 Comments

 

Ce ne sont plus des signes avant-coureurs de la crise qui s’annoncent mais c’est carrément une lame de fonds catastrophique qui est en train de laminer l’Algérie au point où c’est la cacophonie au sein de l’équipe gouvernementale et la débandade. « Non ce n’est pas moi, c’est l’autre » comme le déclare ouvertement Tebboune en accusant le ministre des finances d’être derrière la situation effrayante que vivent les entreprises du BTPH.

debacle

 

 

Le programme de livraison des logements AADL et LPP sont définitivement compromis, les pénétrantes d’autoroute et autres contournements des villes comme celles de Bejaia et Mascara ne pourront jamais être achevées sauf pour les projets de réalisation confiés à Ali HADDAD car lui il arrive à encaisser mais ne paye pas ses travailleurs et journalistes.

C’est aussi la débâcle au niveau des organisations patronales qui ne savent plus à quel saint se vouer tellement elles ont perdu toute visibilité et tout espoir de pouvoir sauver les entreprises relevant de leurs compétences.

Sur le plan des grandes entreprises industrielles et économiques publiques, c’est aussi l’épouvante, SONELGAZ, SNVI, SIDER EL HADJAR et AIR ALGERIE connaissent des grèves massives et répétitives et les travailleurs battent le pavé en bravant les services de l’ordre et en balayant l’appareil syndical répressif de l’UGTA.

L’exemple le plus frappant est celui de ce jeune syndicat autonome SNATEG de la SONELGAZ qui est arrivé en un temps très court à écarter l’UGTA de l’entreprise,  s’organiser à l’échelle nationale sans moyens et à paralyser différents secteurs de l’électricité et du gaz.

A tel point, que le ministre du Travail Mohamed GHAZI a été obligé par sa hiérarchie de procéder  franchement à un faux et usage de faux en bafouant ses propres textes et la justice pour retirer l’agrément à ce syndicat.

Cet acte du ministre du travail nous renseigne sur l’état de panique généralisé que traverse le gouvernement dans un dilemme de choix entre utiliser la matraque avec le risque d’embrasement du pays ou adopter la politique de l’autruche pour gagner du temps.

Ramadhan approche et les imams et muftis de la république auront beau  utiliser toutes les seringues anesthésiantes de l’abstinence et de la foi, ils ne pourront pas  calmer la grogne les fidèles.

Ghalem BOUHA

 

 

 

 

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