Abdou SEMAR menacé par les islamistes salafistes wahabites suite à son « Emission impossible » !
By admin On 25 déc, 2017 At 04:06 | Categorized As Actualités, Infos_show, Reflexion | With 0 Comments
abdouuuuuuuuuuuuuuu

Abdou SEMAR, journaliste et animateur TV

L’«Emission impossible » n°23 diffusée par BEUR TV dont le thème était consacré à la corruption et où le penseur et chercheur islamologue Said DJABELKHIR a été sollicité pour exprimer l’avis de l’Islam en la matière et Halim FEDDAL membre de l’association nationale de lutte contre la corruption pour donner une idée sur les textes et lois, a suscité une levée de boucliers des conservateurs, des islamistes, salafistes et wahabistes.

Le soir, même, la nébuleuse salafiste s’est enflammée sur la toile en interpellant le haut conseil islamique, et l’ARAV (Autorité de régulation de l’audiovisuelle) pour la fermeture de la Chaine BEUR TV et la suppression de l’émission de Abdou SEMAR qui, entre temps, a reçu beaucoup de menaces et certaines même de ses collègues de la chaîne. La colère des islamistes a été déclenchée notamment par l’excellente analyse de Said DJABELKHIR qui a accusé le discours rétrograde des tenants de la parole religieuse qui développent une lecture sombre et obscurantiste de l’Islam.

SAIDDDDDDDDDDDDDDDD

Said DJBAELKHIR, penseur islamologue, journaliste et chercheur

Interrogé par Abdou SEMAR « Est-ce que la religion peut-être une solution pour la lutte contre la corruption ? », Said répond : « Elle peut-être une solution si la religion s’inscrit dans le cadre de la modernité mais si elle fonctionne comme opium, preches et sermons, elle contribuera bien au contraire à son développement ». Comme, il ajoutera qu’historiquement, la corruption existe depuis le premier siècle de l’Islam même au temps des khoulafahs errachidines et qu’il est connu que le fakih avait une fonction de bénédiction des décisions des souverains et de la corruption des palais. A titre d’exemple, il cite qu’au temps des abassides, les souverains musulmans avaient 40 000 fonctionnaires payés par le trésor « Beit el mal » que pour entretenir la propagande et les louanges au sultan.

Dans l’ensemble de l’émission, Said DJABELKHIR en tant que nouveau et jeune penseur musulman a inscrit sa démarche dans une logique de renouveau du discours religieux à la lumière d’une relecture du Coran en dehors des prismes des pouvoirs politiques et des hadiths (faux) et de toute la théologie primitive accumulée depuis 14 siècles.

Ce phénomène du renouveau des concepts religieux touche actuellement tout le monde arabe mais c’est sans compter sur la résistance du « clergé » musulman ultra conservateur symbolisé par El Azhar et les écoles islamiques des différents pays qui utilisent tous les moyens souvent mensongers et vils pour bâillonner la parole libre.

Car, dans tous les pays musulmans, il existe de véritables armées de doctes religieux qui ne travaillent pas et qui gagnent énormément d’argent par le commerce de la religion. JCA reviendra avec plus de détails sur la vidéo de l’émission.

Ghalem BOUHA

About -

comment closed