Crise des médecins résidents : Le gouvernement délègue sa parole au chef de sûreté de la wilaya d’Alger (Vidéo)
By admin On 5 jan, 2018 At 05:21 | Categorized As Actualités, Infos_show, Luttes sociales, Vidéos | With 0 Comments

 police

 

Suite à la violence exercée contre les médecins résidents à Alger et devant la désapprobation et la condamnation unanime de tous les algériens, le gouvernement n’a pas jugé utile de se prononcer par le biais du ministre de la santé, de l’intérieur ou du premier ministre mais il a délégué ce rôle majeur au….. chef de sureté de la wilaya d’Alger Noureddine BERRACHEDI reléguant cette grave crise à un simple incident entre policiers gardiens de la paix et médecins turbulents et chahuteurs.

Pis encore et pour répondre aux médecins, le chef de sureté de la wilaya d’Alger a choisi le décor de l’hôpital de la sureté nationale en présentant six policiers victimes des violences physiques allongés dans une salle et des lits très cleans déclarant avoir été frappés par les médecins lors des affrontements survenus durant l’exercice de leurs devoirs pour  protéger l’ordre public.

Pour corroborer et crédibiliser cette scène, la parole est donnée au médecin de service,  le docteur Leila MOULGHICHE qui déclare avoir reçu les policiers blessés et qu’ils se reposent  après avoir subi les soins nécessaires ?

Pour le chef de la police d’Alger qui reconnait que des médecins ont été agressés mais il rajoutera que ce n’est que la conséquence des affrontements ?

Par ailleurs, nous n’avons pas vu aucune image de visites des responsables au chevet des médecins blessés pour s’enquérir de leur état de santé !

Pour ce qui est du gouvernement qui fait la sourde oreille, on a eu droit, à un vague communiqué émanant du chargé de communication du ministère de la santé : « Les portes du ministère de la Santé demeurent toujours ouvertes pour les médecins-résidents pour un dialogue responsable et réaliste qui doit demeurer un moyen civilisé afin de traiter tous les problèmes » (Slim Belkessam).

Devant le silence des hautes autorités, on a l’impression que le gouvernement dans l’incapacité de traiter les problèmes de fonds et de dialoguer avec les différentes composantes de la société privilégie plutôt le traitement sécuritaire et délègue sa parole aux officiers de la police au détriment du travail politique.

Ghalem BOUHA

Vidéo

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