La CGATA dénonce la répression contre les médecins et appelle au travail en commun
By admin On 5 jan, 2018 At 09:11 | Categorized As Actualités, Communiqués, Infos_show | With 0 Comments

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Communiqué de la CGATA

Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie

La CGATA a constaté, comme la majorité des Algériens et Algériennes, que les discours creux des autorités concernant la démocratie et les droits de l’homme se brisent quand une des composantes socioprofessionnelles de la société tente de faire avancer et de défendre des revendications en faisant appel à la loi en matière de protestation en particulier le droit à la manifestation qui est inscrit dans la constitution.

La CGATA constate qu’à chaque fois, à Alger plus qu’ailleurs, les autorités se prévalent d’une décision d’interdiction des manifestations dont personne ne veut assumer la responsabilité, cela veut dire qu’elle a été prise par ceux qui n’ont pas la  prérogative constitutionnelle pour la prendre c’est à dire les services de sécurité.

Pour la CGATA la répression qui s’est abattue sur les médecins résidents est l’énième exemple en la matière. Si cet exemple est déplorable et qu’il s’ajoute  à la longue liste des mêmes cas ; il révèle aussi que chaque composante socioprofessionnelle de la société est en train de vivre et de faire sa propre expérience  en matière de contestation. Toutes les composantes qui ont eût à vivre cette répression ne s’y attendaient pas parce qu’elles pensaient  ne poser que des questions d’ordre socioprofessionnelle et non des questions de pouvoir et de politique mais les autorités n’ont pas la même lecture car toute contestation sociale est en fait une remise en cause de leur politique socio-économique donc de leur politique tout court et pour eux la gestion sécuritaire et répressive  de toute la société est la seule solution car ils ne veulent pas changer une politique qui sert leurs propres  intérêts et celle de leurs clientèle.

La CGATA dénonce cette répression et se déclare solidaire des médecins résidents. Elle  constate aussi que ni le conseil des droits de l’homme installé en  2017 ni le bureau des droits de l’homme installé par le directeur de la sûreté nationale ne veulent  voir les vidéos qui circulent et vont surement s’émouvoir de la « collision » entre la police et les médecins, nouvelle version d’une propagande dépassée.

Si toutes les composantes de la société ont le droit et le devoir de se défendre elles ont pour devoir de faire un bilan et une analyse exacte du rapport de force et des évolutions que doivent prendre les luttes partielles pour les agglomérer en une lutte globale au sens ou tous les intérêts seront pris en charge moyennant des compromis et où le niveau de contestation se déplace en abordant  la politique socio-économique même et ses priorités.

 La CGATA est prête à travailler avec ceux et celles qui pensent que l’on ne peut continuer de feindre que le problème dépasse, et de loin, les revendications partielles mais il touche  une série de droit que nous devons récupérer  ensemble.

 Le président de la CGATA

Rachid MALAOUI

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