« Yenayar, un droit culturel », conférence à la LADDH d’Oran
By admin On 14 jan, 2018 At 09:52 | Categorized As Actualités, Droits de l'homme, Infos_show | With 0 Comments

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C’est sous le tire de « Yenayar, un droit culturel » que la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, bureau d’Oran a organisé une conférence débat animée par Messaoud BABADJI, militant et juriste ce samedi à 10 heures au siège conjoint LADDH/SNAPAP à la place Benabdelmalek RAMDANE.

Dés l’introduction, le conférencier a placé son intervention sous la lumière  des droits humains en citant la déclaration de Fribourg sur les droits culturels, 2007, dans son article 2 : « Réaffirmant que les droits de l’Homme sont universels, indivisibles et interdépendants, et que les droits culturels sont à l’égal des autres droits de l’Homme une expression et une exigence de la dignité humaine ».

Après, la projection d’un téléfilm réalisée par la télévision nationale sur l’histoire de la Numidie avant l’arrivée des romains en Afrique du Nord sur les royaumes des Masseysiles et des Massyles qui s’étendaient de la frontières Est de  Carthage, l’actuelle Tunis et celle de la Moulouyia à l’Ouest à la frontière de la Maurétanie, l’actuel Maroc, BABADJI a démontré à coups d’arguments historiographiques l’existence du peuple algérien et africain du Nord amazigh en tant qu’entité globale, sociale, culturelle et économique.

Loin des clichés et des stéréotypes, l’orateur a expliqué l’histoire de la fête de Yenayar et du calendrier amazigh selon les mêmes mécanismes et modes opératoires des autres cultures et civilisations qui, à un moment donné de leur histoire ont décidé de se doter d’un calendrier comme le julien (Jules CESAR), le grégorien (Grégoire), l’hégirien (La migration du prophète de l’Islam vers Médine) et d’instituer une fête religieuse ou profane en fonction des pratiques des peuples.

Évoquer l’Histoire des Amazigh que les algériens méconnaissent revient forcément à parler de l’école algérienne qui  enseigne depuis l’indépendance des chimères et de la haine de soi à telle enseigne que les algériens connaissent des faits et des événements d’autres peuples survenus en Asie qu’ils assimilent à leur propre histoire tout en ignorant celle de leurs ancêtres qui ont lieu dans leurs propres régions comme celle de Syphax juste à coté à Benisaf ou à Constantine.

Ensuite, ce fut une belle balade dans la géographie de l’Oranie à travers les noms des villes, et villages avec la toponymie des lieux, leurs origines et leurs étymologies.

En fait, la conférence de Messaoud BABADJI  a été une agréable flânerie dans la Tamazgha dont lui-même en est le produit car il est né à Tighenif (Mascara), réside à Oran, enseigne à Sidi Bellabes et originaire de Kabylie.

Ghalem BOUHA

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