Polémique : Le couscous n’est pas un plat arabe mais amazigh ! UNESCO, classement
By admin On 26 jan, 2018 At 07:36 | Categorized As Actualités, Arts/Culture, Infos_show | With 0 Comments

 

Par Ghalem BOUHA

couscous

C’est la très officielle agence APS qui a annoncé l’information en donnant la parole au plus grand chercheur Slimane Hachi, Directeur du Centre national de Recherches Préhistoriques, Anthropologiques et Historiques (CNRPAH) qui évoque la question dans le cadre du projet de classement du couscous, comme patrimoine commun de l’humanité par l’Organisation des Nations-unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco),

Cependant, le grand chercheur Slimane HACHI déclare que le couscous est un plat maghrébin tout en rappelant son histoire plusieures fois millénaires.

Il est logique, aujourd’hui et après l’officialisation de Yenayar de réhabiliter l’histoire et de renommer le Maghreb arabe en pays de  la Numidie,  l’Algérie en Tamazgha et  le couscous qui est en réalité le « Seksou », selon les appellations des régions est un plat amazigh.

Il faut rendre aux amazighs ce qui appartient aux algériens.

Mis à part, les amazighopones qui nomment le couscous en Seksou, toutes les régions dites arabophones l’appellent : « Taâm », « Maâche », « Berboucha » et d’autres.

De plus, jusqu’aujourd’hui, les pays arabes du Machrek qui sont situés en Asie sont amateurs de riz et non de céréales. En Arabie Saoudite, on ne connait pas le couscous. Alors, comment, peut-on appeler, le couscous un plat du Maghreb arabe ?

Suite à cette annonce, les amazighs dans le monde par la voix de TAZZLA INSTITUTE FOR CULTURAL DIVERSITY dénonce cette méprise historique par le communiqué suivant :

« Mme Audrey Azoulay

Directrice Général de l’UNESCO

7 Place Fontenay 73352 CEDEX 7, Paris, France

Chère Madame la Directrice d’UNESCO:

Je viens d’apprendre par un article publié par l’agence de presse France 24 que vous envisagez l’inscription au patrimoine mondial du Couscous comme étant un plat « Maghrébin » plutôt que Tunisien, Algérien ou Marocain. Faire cela serait une erreur historique de taille, et un affront à la population Amazighe d’Afrique du Nord. Toutes les données archéologiques à ce sujet révèlent que la préparation du couscous en Afrique du Nord précède l’arrivée et installation des Arabes dans cette région: le couscous était un aliment de base de la population Amazighe établie pendant des millénaires dans la région allant de la Libye à l’Océan Atlantique et couvrant la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. La notion de « Maghreb » que l’organisation d’UNESCO a l’intention d’utiliser pour désigner ce plat Amazigh, (selon l’article de France 24) est de provenance Arabe. C’est un mot Arabe qui a été plaqué sur la région, signifiant « pays du coucher du soleil » par rapport à une orientation Arabe du Moyen Orient. L’Afrique du Nord n’est le « Maghreb » que pour ces Arabes, et non pour les populations autochtones Amazighes. Donc, le couscous qui a existé dans cette région que les autochtones appellent « Tamazgha » ne peut être qualifié de « Maghrébin » que par ignorance et mauvaise foi. Je vous prie de ne pas donner suite à une telle idée malencontreuse et vous remercie de ne pas mystifier l’histoire une fois de plus en ce qui concerne le patrimoine et la culture Amazighes d’Afrique du Nord.

Avec mes remerciements les plus respectueux,

Hélène E. Hagan,

Anthropologue Directrice de l’Institut Tazzla pour la Diversité Culturelle Productrice du Festival du Film Amazigh, Etats-Unis »

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