Ghardaia : La force du droit face au droit de la force !
By admin On 7 fév, 2018 At 12:55 | Categorized As Actualités, Droits de l'homme, Infos_show, Politique | With 0 Comments
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Photo de famille prise après le report du procès à Ghardaia au café mitoyen au tribunal

Par Ghalem BOUHA

C’est ce qu’a déclaré à la presse, hier, Kaddour CHOUICHA, vice-président de la LADDH à la sortie du tribunal de Ghardaia où devait se dérouler le procès des militants du MDS et de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme arrêtés il y a de cela plus d’une année le 13/07/2016, quand ces mêmes militants étaient partis soutenir Maitre Salah DEBBOUZ poursuivi à l’époque par le parquet pour des motifs fallacieux et devait être entendu par le juge d’instruction (Par la suite, non-lieu) et inculpés pour ….. attroupement non armé alors qu’ils étaient assis tranquillement dans un café.

Hier matin le six février à 9 heures du matin, deux militants politiques, MM. Hamid Ferhi et Fethi Ghares, président et porte-parole du MDS, trois membres notamment le vice-président de la LADDH, Kaddour CHOUICHA, et deux membres du conseil national de la ligue, Ahmed Mansri et Abdelkader Kherba ainsi que le neveu de Salah DEBBOUZ (Nadir) se présentent devant la barre accompagnés de cinq avocats constitués volontairement et spontanément (Maitres Salah DEBBOUZ, AHMINE, Salah ABDERAHMANE et DJABI) et une femme (Maitre MEDJAIBI), défendant les accusés.

Une fois, les formalités d’usage accomplies, le procureur de la république sans doute gêné et mal aise devant un dossier d’accusation vide demande le report qui, après un court débat sur les dates a été fixé par le juge au 20 mars prochain.

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Les militants heureux d’avoir gagné une première bataille visitent la Medina de Ghardaia

Venus d’un peu partout, de nombreux militants politiques (FFS, MDS) ainsi que de nombreuses et nombreux militants associatifs (FARD, RAJ, SOS DIPARUS, SNAPAP, LADDH) ont tenu à effectuer le déplacement à Ghardaia malgré l’éloignement et les dures et exceptionnelles conditions climatiques à assister au procès pour apporter soutien et dénoncer l’utilisation de la justice pour réprimer la liberté d’expression en Algérie.

Alors, que tout le monde (Militants, accusés et journalistes) discutait sur la place du café attenante au tribunal, la police intervient une nouvelle fois pour disperser les présents en leur conseillant de s’asseoir autour des tables et de ne pas s’attrouper.

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Kaddour CHOUICHA interviewé par le journaliste Farid BOUHATTA qui a été interpellé par la police et puis liberé

C’est à ce moment, que le journaliste free-lance Farid BOUHATTA est interpellé par la police pour un examen de situation, relâché après une heure puis ré-embarqué une nouvelle fois et présenté au procureur et libéré une seconde fois.

Rendez-vous au 20 mars à Ghardaia.

A suivre : Ghardaia, une ville sous Etat d’urgence

 

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