La CGATA exprime son soutien au CNAPESTE

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Dans un communique adresser au Cnapeste, la CGATA (Confédération Générale autonome des Travailleurs en Algérie) a exprimer ce matin son soutien aux grévistes femmes et hommes qui suivent le mot d’ordre du CNAPESTE.

alors que plus de 3 000 enseignants grévistes ont été licenciés après la réception de plusieurs mises en demeure. Plus de 5 000 d’entre eux ont repris les classes, selon le ministre de l’Éducation.

Ils sont 3816 enseignants à avoir été licenciés par le ministère de l’Éducation nationale, a révélé Ennahar Online, citant une source au sein de ce même ministère.

Saïd Boudour

La même source a affirmé que la décision a été prise suite au « refus de ces enseignants grévistes sous la bannière du Cnapeste, d’obtempérer malgré une décision de justice qui a déclaré leur mouvement d’illégale ».

Saïd Boudour

Communiqué :

Le Bureau national de la CGATA (SNAPAP-SNATEG- SESS- atient à exprimer son soutien aux grévistes femmes et hommes qui suivent le mot d’ordre du CNAPESTE.

Le Bureau national est convaincu que le fond du conflit que l’on veut couvrir et occulter est l’attaque frontale contre le droit de grève. Cela avait commencé par la soi disant charte qu’ont paraphés certains syndicats avec le ministère de l’éducation, charte   dont le but était de préparer cette attaque en faisant accepter par les syndicats l’abandon de ce droit qu’est la grève.

Les polémiques instrumentalisées, moderne-rétrograde, islamiste-laïc dans le quel le CNAPEST s’est trouvé et s’est laissé entrainé ne sont que le voile sur-idéologisé qui tente d’obscurcir une politique clairement réfléchi qui est de maitriser totalement l’activité syndicale au sein du secteur de l’éducation. De même le recours à la justice qui déclare à chaque fois les grèves illégales malmène l’institution judiciaire et l’idée même d’une justice qui doit avoir  pour rôle de rétablir chacun et chacune dans ses droits.

Le bureau national de la CGATA constate que le recours des autorités aux arguments religieux contre l’activité syndicale et contre la grève montre la vraie nature de cette politique de régression. Pour la CGATA la modernité consiste à prendre en charge sérieusement les conditions sociales dans lesquelles se déroulent le procès pédagogique dans lequel les enseignants et enseignantes ont une place importante mais pas unique et appliquer sérieusement la règlementation en matière de libre exercice du droit syndical.

Seule la négociation sérieuse entre les autorités et les organisations syndicales peut conduire à stabiliser le secteur de l’éducation et à permettre aux élèves de retrouver leur classe et aux enseignants et enseignantes leurs élèves.

Le Président de la CGATA  Mr Rachid Malaoui

 

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