Il faut sauver le soldat Sidi Saïd !
By salim On 14 mar, 2018 At 02:13 | Categorized As Actualités, Infos_show, Luttes sociales | With 0 Comments

SIDI SAID

Oran décidément attire l’UGTA qui en l’espace de quelques jours est venus y organiser deux événement censés, montrer combien la centrale est forte, et combien elle est en osmose pour ne pas dire au pied des tenants du pouvoir dans notre pays. Encore faudrait ‘il savoir qui « sont » ces tenants du pouvoir.    Mais passons, ce mardi, c’est la commission exécutive nationale de l’UGTA qui se réunissait dans le très chic et très cher Méridien d’Oran, dont raffole les cadres syndicalistes, et qui devait offrir une tribune en or au soldat Sidi Saïd.   Car il faut sauver le soldat Sidi Saïd, non pas que celui-ci serait véritablement menacé par un mouvement de redresseurs, qui ne risque de rien redresser tous sont d’anciens haut cadres de l’UGTA où ils ont fait leur carrière en bons serviteurs de cette même UGTA et des gouvernements dans toutes ses variantes de chaises musicales.  Non il faut sauver le soldat Sidi Saïd, car la vitrine et l’effet de brouillard qu’il organisait à l’étranger, sur l’international a volé en éclat. A l’international l’ UGTA et ses maîtres sont grillés, en dépit de la version, grossière que veut faire passer le soldat Sidi Saïd. Devant les membres de l’instance de l’UGTA où la moyenne d’âge est 60 ans, Sidi Saïd a fait un rappel de la soit disant bataille gagnée par l’UGTA au sein du BIT, de la CSI, et que lui a réussit à casser les sombres desseins de forces étrangères voulant provoquer le chaos dans notre pays. Une heure presque pour se défouler sur la CSI (confédération syndicale internationale), actuelle, oubliant que par le passé c’est l’ancêtre de cette même CSI, qui avait apporter son soutien à l’UGTA lors de sa création pour porter à l’étranger le message de la légitime lutte d’indépendance contre le colonialisme Français. Loin s’en faut nous ne défendons pas la CSI, mais y compris au BIT, les manœuvres de l’UGTA pour défendre le pouvoir, les patrons, ont été démasqué et aujourd’hui l’UGTA est exclus du conseil d’administration du BIT et n’est plus membre de l’instance exécutive de la CSI. A agiter encore plus Sidi Saïd c’est la dernière claque reçue par le pouvoir qui voulait imposer un agenda à la mission des experts du BIT, pour les empêcher de rencontrer les syndicats ayant portés plaintes contre les violations du droit du libre exercice syndicale entre autre, et les obliger à rencontrer seulement l’UGTA.

Est il nécessaire de rappeler encore que l’UGTA depuis les années 90 soutien toutes les mesures et politiques visant à casser le monde du travail, en passant par son refus de dénoncer à l’époque le plan d’ajustement structurel imposé aux Algériens, les fermetures d’entreprises publiques ayant entrainées aux suicides des dizaines de pères de familles, les privatisations faisant passer, des patrimoines et des monopoles publics de certaines filières au monopole très privé de certains groupes occultes dans le pays.
Sans oublier le silence complice sur la répression, des travailleurs, des syndicats autonomes, qui dérangent parce que fidèle aux principes de la lutte indépendante pour les droits sociaux des travailleurs.
Devant l’instance de la centrale, le soldat Sidi Saïd, fera tout usant d’intimidation, de mensonge, agitant le spectre du chaos, de l’ingérence étrangère pour faire croire qu’il était le sauveur des Algériens, et de la résistance du pays face aux menaces étrangères. Bien sûrs les Algériens n’oublient pas l’argent de la sécurité sociale et donc des travailleurs donné à Khalifa, lui fait comme s’il avait oublié. Même ces propos ne marchent plus y compris devant les cadres de l’UGTA qui avait du mal, a jouer la claque comme devant une mauvaise scène de théâtre de vaudeville, ou de vieille série B, ou devant les pires sketches du trio d’humoristes Oranais de Bila Houdoud.
Tout y passer ce mardi, la vidéo d’un président d’il y a plus de 10 ans criant que seule l’UGTA est reconnue par ses soins, montrant s’il en était besoin que les lois sont édictées dans notre pays, pour y être violentées par ceux qui les fabriquent. L’incroyable scène d’un groupe de députés et de sénateurs d’Oran qui par la fraude s’engraissent, qui toute honte bue disent en cœur ne reconnaitre que l’UGTA comme syndicat. D’un pathétisme incroyable au final, qui ne mérite même pas que l’on s’attarde sur ces usurpateurs de légitimité, consommant la rente du pays.
Alors le soldat Sidi Saïd doit bien être sauvé tant l’histoire avance, et qui le rattrapera lui et d’autres.
Samir E.K

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